Close

“Si c’est une femme”, les horreurs oubliees faites aux femmes en camps nazis

“Si c’est une femme”, les horreurs oubliees faites aux femmes en camps nazis

Sarah Helm entre dans Ravensbruck en Allemagne, ou 90 000 jeunes filles ont peri pendant l’Holocauste

LONDRES – A 80 kilometres au nord de Berlin, Ravensbruck etait le seul camp de concentration que les nazis ont construit au seul but d’heberger les femmes prisonnieres politiques. Il a ouvert ses portes en mai 1939, quatre mois avant le declenchement de la Seconde Guerre mondiale, et a ete libere par nos Russes six annees plus tard.

Environ 130 000 jeunes femmes ont passe ses portes. Pendant sa periode la plus occupee, vers la fin de la guerre, le camp avait une population de 45 000 gens. Mes estimations du nombre final de morts sont debattues, allant de 30 000 a 90 000.

Pourquoi, alors, connait-on si peu de choses sur 1 camp qui possi?de elimine des dizaines de milliers de jeunes filles sur le sol allemand ?

J’ai destruction totale des preuves explique en part votre vide historique. Pendant les derniers journees de Ravensbruck, avant ma liberation avec l’Armee rouge sovietique, bon nombre de dossiers de prisonniers ont ete brules avec nos nazis puis jetes dans le lac situe derriere le camp.

Si Auschwitz etait la capitale des crimes contre des juifs pendant le troisieme Reich, Ravensbruck, semble-t-il, etait la capitale des crimes contre ces dames.

En tout cas, c’est l’argument que l’auteure et journaliste freelance anglaise Sarah Helm expose avec conviction dans le soir livre, Si c’est une femme – Dans Ravensbruck : le camp de concentration pour jeunes femmes d’Hitler (« If This Is a Woman — Inside Ravensbruck: Hitler’s Concentration Camp for Women »).

Etaye via de vastes recherches firmes et des entretiens, ainsi, des sources historiques autrefois enfermees derriere le rideau de fer, le livre de Helm montre De quelle fai§on un auteur devoue est en mesure de vraiment sauver l’histoire de l’oubli.

Paradoxalement, dit Helm quand nous avons commence a bavarder, l’emergence de l’Holocauste comme discussion culturelle mondiale judicieuse, pendant les annees 1960, a ete 1 facteur qui possi?de contribue a assurer que Ravensbruck demeure en marge du sujet au discours historique dominant via l’Allemagne nazie et ses crimes racistes.

« Evidemment les mecs avaient entendu parler de l’Holocauste avant [les annees 1960], dit Helm. Mais la prise de conscience n’a vraiment eu lieu qu’avec le proces d’Eichmann en 1961. »

Naturellement, devoile Helm, l’ampleur et l’horreur de l’Holocauste juif a totalement retourne le premier plan du narratif.

« Et aussi l’histoire des groupes non juifs [qui ont ete extermines] fut traitee tel secondaire. »

Encore, parce que les prisonniers de Ravensbruck n’etaient que des jeunes filles, cette epoque importante de l’histoire nazie a ete mise sous le tapis pendant des decennies, explique Helm.

‘La plupart des historiens de l’epoque etaient des hommes, dont le sujet a inevitablement ete neglige’

Ce n’est reellement qu’apres le milieu des annees 1990 que des historiennes ont commence a explorer les histoires de Ravensbruck avec une etude adequate. Avant ca, la plupart des jeunes femmes passees en camps etaient chanceuses d’avoir ne serait-ce qu’un paragraphe dans l’histoire de l’Holocauste, dit Helm.

Et particulierement les « asociales » allemandes : sans-abris, prostituees, ainsi, pauvres.

« Ces femmes ont ete envoyees au sein des chambres a gaz et n’ont pas vraiment interessees les historiens », dit Helm.

Peut-etre que votre qu’il y a encore fascinant dans l’histoire de Ravensbruck est la facon dont il s’est transforme avec moyen, d’une institution qui n’accueillait que des prisonniers politiques, pour devenir enfin le plus cruel des conseils pour sortir avec un adulte camps de la mort nazis.

« Au debut, Ravensbruck etait tres petit, dit Helm.

Cela etait principalement peuple de jeunes femmes allemandes, qui etaient des asociales ou des prisonniers politiques. En gros, quiconque s’opposant ouvertement a Hitler. »

De nombreuses femmes de votre groupe particulier etaient juives, dit Helm. Il parai®t cependant qu’a i§a, elles n’aient gui?re ete internees en raison de leur statut racial, mais simplement avec leur activite politique.

A l’automne 1944, Ravensbruck etait surpeuple. Le vaste nombre de femmes arrivant au camp etait la consequence de l’enorme processus d’evacuation a l’est, ou nos Russes avaient commence a liberer de nombreux camps, comme Auschwitz.

Hitler avait retourne l’etrange decision de prendre l’ensemble des survivants des camps, et de les faire marcher par l’Allemagne.

« Notamment, Plusieurs centaines de milliers de prisonniers demunis marchaient vers l’ouest », explique Helm.

L’exode hongrois a eu un impact massif via Ravensbruck aussi, particulierement des juifs de Hongrie, dont nombre avaient ete envoyes a Auschwitz. En octobre 1944, le gouvernement Horthy de Budapest reste tombe, et nos bombes alliees avaient detruit des lignes de chemins de fer.

Un tel transport de gens dans l’Europe de l’est est devenu un probleme important. Et pourtant, Hitler a insiste pour qu’il ne reste jamais un juif en Hongrie avant l’arrivee de l’Armee rouge.

« Auschwitz n’etait plus en operation apres novembre 1944, donc nombre [de prisonniers] ont commence a marcher vers l’Allemagne », explique Helm.

« Dans votre climat, [les nazis] ont commence a penser que le seul moyen de resoudre votre probleme etait de tuer environ gens. »

Fondamentalement, precise Helm, la tuerie qui a commence a Ravensbruck a ce moment a signifie que le gazage avait cesse d’etre un processus ideologique d’extermination. A le poste, du moins du point de vue deforme de l’ideologie nazie, Cela reste devenu votre moyen fonctionnel de controler la population dans les camps de travail horriblement surpeuple.

« La tuerie est montee a 2 000 gens par mois a Ravensbruck a i§a », dit Helm. Un possible devait etre achete pour accelerer le processus d’assassinat. Une chambre a gaz a donc ete installee.

« Des morceaux de la chambre a gaz auraient ete apportes directement depuis Auschwitz, qui avait ete demantele a ce moment », dit Helm.

Le titre du livre de Helm est en mesure de donner l’impression que les camps de concentration nazis en Allemagne etaient seulement le fruit de l’esprit d’Hitler, mais presque chaque aspect des camps fut gere et planifie avec des explications extraordinaires par Heinrich Himmler.

Dans le livre, Helm ecrit : « Adolf Hitler montrait minimum d’interet pour nos camps de concentration, mais ils etaient au centre de l’empire d’Himmler ; bien ce qui s’est passe derriere leurs murs a ete signe de sa main. »

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *